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..:: RECRUTEMENT DE LA COMPAGNIE GUERRIERE "OBSCUR" ::..
Les terres rocheuses de la Vallée de Kadrin étaient depuis peu le lieu de bien étranges événements. Des cris lugubres, colportés par le vent, résonnaient dans toute la Vallée et personne n'avait pu encore à ce jour s'avoir quelle en était l'origine. Autant dans les tavernes de la Destruction que dans celles de l'Ordre, les hypothèses allaient bon train. Certains prétendaient qu'il s'agissait d'un vieux fantôme venu hanter les vivants. D'autres redoutaient que ce soit une effroyable créature poussée par la famine et s'attaquant aux voyageurs imprudents. La plupart se rassuraient en pensant qu'il ne s'agissait là que du cri déformé d'une bête malade. Quoi qu'il fût dit, personne n'avait encore pu percer le mystère. Mais c'était sans compter sur la curiosité du petit enquêteur Metalouf qui était bien décidé à percer ce mystère. Foi de Gobelin, il n'arrêterait pas tant qu'il n'aurait pas trouvé l'origine de ces cris lugubres. C'est donc pendant son enquête minutieuse, qui consistait principalement à arpenter au hasard la région en long et en large, qu'il aperçut en haut d'une crête escarpée loin de toute habitation, deux Gobelins poster sur un rocher. Il devait certainement s'agir de deux concurrents essayant de percer avant lui le mystère. Il s'approcha discrètement de rocher en rocher afin d'en savoir plus. Arrivé à mi-parcours, il entendit le sinistre cri résonner non loin de là. Son petit cœur palpitait à tout rompre. Il sortit une tête de derrière son rocher, les yeux écarquillés, persuadé de voir les deux Gobelins dévorés tout crus par une sordide créature. Mais il en était rien, les Gobelins n'avaient bougés d'un Nabot. Une fois sûr qu'aucun danger ne guettait, il se rapprocha prudemment d'eux :
- Hey s'lu les gars, vous faites quoi ? Lança t-il en guise de bonjour.

Les deux Gobelins se retournèrent et le dévisagèrent un long moment. Metalouf sentit une boule d'angoisse se former lentement dans son estomac sous le regard perçant des deux Gobelins. Elle se dissipa pourtant rapidement voyant qu'ils ne lui prêtaient pas plus attention que ça.
- Bon, douze à huit.
- Hey mé cé pô juste, il a toujours une meilleur trajectoire pour toi.
- De Koi ?? Cé k'tu tire surtout kom un nabot bigleux !
- Grr, bon pouss'toi, cé à moi, t'va voir si chuis un nabot bigleux, ce koup ci j'vais pas le rater !
- Mé cé à koi k'vous jouez là ?

Les deux gobelins se retournèrent vers Metalouf la mine sombre.
- Ca te regarde pas, ya ke les Gobz d'Obscur kon le droit d'y jouer d'abord !
- Wé cé pas un jeu pour les nulos !
- Hey ! Mé chuis pas un nulos ! Même k'je tir'achement bien ! Je suis Metalouf, le dresseur de squigz le plus vicieux du coin !
- Ouais ben cé ce kon va voir, moi cé Supozitwar et lui cé Sparafucile. Si tu nous bats ben tu pourras pt'être rentrer chez les obscurs ! On va voir si tu tir'achement bien !
- Hey mé cé à moi de jouer là !
- Ca va, ca va, fait pas ton nabot, vazy et y joue après...
- Hum... Okédac mais... cé koi au juste vot'jeu ?
- T'va'voir. Hey Krountch, vazy balance !

Metalouf s'aperçût alors qu'en contrebas se tenait un Ork Noir de plus de deux mètres de haut et quasiment autant de large. Tout autour de lui, un groupe de nain avait été savamment attaché et ficelé comme des saucissons gesticulant à terre. Il en vit un posté debout à une dizaine de mètres. Il avait les yeux mouillés, les mains jointes et semblait marmonner quelque chose les yeux dans le ciel. L'Ork commença alors à courir dans sa direction, arma son pied et effectua un drop magistral. Le nain s'éleva très haut dans les airs en émettant un cri abominable… Sparafucile arqua son arc et tira une flèche en plein dans l'arrière train du nain volant.
- Yeeeaaaahh !
- Grr, bon douze à neuf...

Metalouf ricana doucement. Il venait à la fois de percer le mystère des étranges cris de la Vallée de Kadrin, de trouver le jeu le plus drôle qui soit et peut être même qu'en supp' ce soir il aura intégrer les rangs de la glorieuse Obscur. Il n'avait pas perdu sa journée.
- Bon tu joues ?
- Oué... cé quoi le score déjà ?
- Douze à neuf...
- Je vous parie un pot de kouilles de nabot confites ke je vous rattrape.
- Oh oh, on a trouvé un joueur là, Spara !
Sparafucile se frotta les mains avec l'air ravie. Il fit signe en direction de l'Elu du Chaos.
- Vazy Méla, éklate lui la rondelle à cuila...

Aucun doute que les sinistres cris continueraient à se répercuter longtemps sur les hautes falaises de la Vallée de Kadrin. Les petites gens continueront à se demander quelle peut bien être l'origine de cris aussi lugubre. Ils continueront à inventer d'étranges légendes à leurs sujets et ne se douteront pas un seul instant qu'il ne s'agit en fait que d'un simple jeu... somme toute assez drôle il faut bien l'avouer...

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Un attroupement d'Orks encerclait un Ork noir lourdement armé. Il se nommait Krountch et tenait dans sa main ganté un étendard orné de crânes avec le symbole d'Obscur.
"Ki ki veut d'la baston ?!" Tous les Orks autour hurlèrent de concert "Nous !"
"Ki ki veut éklater du nain ?" Tous les Orks autour hurlèrent de concert "Nous !"
"Ki ki veut bouffer des zumains ?" Tous les Orks autour hurlèrent de concert "Nous !"
"Ki ki veut dékouper de l'oreille pointu ?" Tous les Orks autour hurlèrent de concert "Nous !"
"Ki ki rejoint les Obscurs ?" Tous les Orks autour hurlèrent de concert "Nous !"
Le grozork toisa la foule du regard, "Ki ki conteste mon autorité ?" Tous les Orks autour commencèrent à hurler avant de se raviser... ils se regardèrent tous avec un air penaud "euh...pas nous…"
"A la Baston !" Tous les Orks hurlèrent de concert "Baston !".

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La combattante, nommée Ferelnyr, s'inclina devant la grande Sorcière et son escorte. Elle savait que cet entretien serait décisif. Cela faisait de nombreuses semaines qu'elle avait préparée avec soin cette rencontre. Elle avait participée à de nombreuses escarmouches et avait pu se faire un nom sur le champ de bataille. Quelques jolies victimes ornaient désormais son tableau de chasse et en tant que Furie, compagne de Malékith, assassin de vocation, elle avait pu s'approcher facilement de certains généraux ennemis pour les faire passer de vie à trépas. Son travail, effectué avec une grande précision, avait permis une avancée significative sur le front elfique.

En face d'elle, la réputation de la Sorcière n'était plus à faire, Morriana, Générale de la Compagnie Obscur, Grande Sorcière Druchiie, Porte-mort de la Destruction avait mené des troupes du Chaos, Druchiis et Peaux-Vertes contre des combats qui semblaient perdu d'avance et qu'elle remporta pourtant brillamment. Ses cousins Asurs lui ont donnée de nombreux surnoms en rapport avec les nombreux massacres qu'elle perpétra dans leurs rangs et il est certain qu'ils lui en donneront de nombreux autres. Son escorte, composée de ses plus proches conseillers, n'en était pas moins tout aussi dangereux. Makariel, par exemple, était un combattant hors pair capable des pires cruautés. Disciple de Khaine, il récolte les âmes fauchées par sa matrone pour la gloire du Seigneur du Meurtre. L'autre Druchii composant son escorte était une personne au cœur plus sombre encore. Sa lourde armure noire luisait dans la pâle lueur de la Cité Inexorable. Dharnizaan se tenait fièrement au coté Morriana. C'était aussi un Officier de la Compagnie Obscur. Ses yeux, au travers de son heaume, perçait l'âme même de la jeune Furie. Ce regard si froid et pernicieux lui donnait des frissons dans tout le corps. Ces trois paires d'yeux tous focalisés sur elle l'écrasait sur place. Elle sentait tout le poids du jugement sur ces épaules. Elle pouvait à peine bouger. Le Disciple de Khaine l'observait avec un léger rictus au coin de ses lèvres. Il posa négligemment sa main au coin des lèvres et chuchota au creux de l'oreille de Morriana. La générale ne bougeât pas, elle continuait de fixer la jeune furie. Un long silence pesant s'installa. La voie de Morriana, pleine de puissance et d'autorité, résonna alors.
"C'est bien toi qui a tué le général Von Klaus, n'est ce pas ?"
"Oui, c'est bien moi. Je l'ai assassiné il y a deux lunes de cela en m'infiltrant dans son camp puis dans sa tente. Aussi silencieuse qu'une ombre, personne ne m'a vu entrer ou sortir, pas même lui ..."
"Tu y es allé seule, n'est ce pas ?"
"J'ai parcouru plus de dix lieux en territoire ennemi sans soutien et sans renfort."
"Pourquoi cette cible et pas une autre ?"
"Il s'agissait d'une cible très importante. Il commandait les batteries de canon, empêchant les hordes du Chaos de briser les défenses présentes en hauteur. Sous son commandement, ses hommes ne connaissaient pas la peur. Il était impossible de les déloger de leur position surélevée. Les champs sous le feu des canons était couvert du sang de nos guerriers. Il fallait laisser tomber la tête pour que le cœur de ses hommes se remplisse de peur. Dans les heures qui ont suivi la mort du Général, nous avons pu reprendre la colline à nos ennemis."
"Sais-tu ce qu'il s'est passé depuis ton exploit sur ce front ? "

"Nous avons reperdu la colline et nos troupes ont reculé de plus de 20 lieux avec des pertes considérables... Sais-tu pourquoi ?"
Le regard de la générale devint glacial. La température tout autour d'eux chuta brusquement. La furie déglutie difficilement avant de prononcer péniblement :
"Non, je... je ne sais pas ..."
La voix de Morriana grondait de colère, plus puissante que l'orage.
"Tu ne sais pas car tu n'es qu'une idiote sans la moindre cervelle. Le général Von Klaus était un tyran et ses hommes avaient encore plus peur de lui que de nos troupes. Il rationnait nourriture et eau, le moral de ses hommes était au plus bas. Le Capitaine qui a repris le commandement, lui, par contre, était très apprécié de ces hommes. Sans ton intervention ridicule, la mutinerie que nous organisions depuis plusieurs semaines allait éclater et nous aurions récupérer la plupart des hommes et des canons. Au lieu de cela, nous avons tout perdu par ton ignorance pathétique et ton désir futile de victoire."
Morriana frappa son bâton sur le sol. Un flash lumineux explosa brusquement à sa base et la Furie fut projeter sur plusieurs mètres en arrière, s'écrasant sur un tas d'ossement cramoisi. Elle renchérit sur un ton sarcastique.
"Voilà où te mène tes faits d'armes glorieux, dans la pourriture nauséabonde..."
Elle se rapprocha de la Furie et l'attrapa par le menton pour la regarder dans les yeux.
"Une arme ne vaut rien si elle frappe à l'aveugle. Seul l'esprit qui la manie peut en faire une arme mortelle. Si tu te sens capable d'obéir à l'esprit Obscur alors seulement tu auras gloire et renommée ..."
Un long silence s'installa. La Furie regardait le sol tristement et finit par hoché doucement de la tête.
"Va maintenant, rejoins Obscur et fais ton serment".

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Peste, Sang et Mutation ! Vous voilà devant les Divinités du Chaos dans l'espoir qu'elles vous observent et vous bénissent de leurs dons. Quelque part dans la Cité Inexorable, un promontoire en bois décoré de quelques cadavres de Nains se dresse fièrement. Au dessus, un Gobelin et un Elu du Chaos, le premier gesticulant autant que l'autre est immobile. Le Gobelin Ademorg, larbin du Sombre Ademor, vocifère.
"B'zoir M'dame, B'zoir Mam'zelle, B'zoir M'zieur. Z'ai le privileze ze soir de faire savoir que la grande Compagnie Obzcur kont'nu son recrutement ! Z'annonce pas une ni deux ni trois ni quatre, ni cinq, ni six, ni sept, ni...heu...(hey psst ya quoi après sept dézà ? *crountch* aïeu !) Enfin beaucoup de perzonne sont recherché auzourd'hui. AAAAaallez médame mézieu, y'en aura pas pour tout le monde. Si vous z'aimez le sang, la bidoche, les tripes qui dégouline alors Obzcur, c'est fait pour vous. Si vous z'aimez les carnazes, les grosses bastons, la marave alors Obzcur, c'est fait pour vous. Si vous z'aimez la souffrance, la torture, l'esclavage alors Obzcur c'est fait pour vous. Si vous z'êtes un numain, un norque, un gob ou un nelfe noir alors Obzcur c'est fait pour vous ! Si en gros, quoi que vous soyez, si vous z'avez envie de taper les gars d'en face, alors Obzcur c'est fait pour vous !"
Sur ces mots, l'Elu Ademorl, protecteur du Sombre Maître d'Obscur, sous sa lourde armure, lève le poing et l'écrase lourdement sur la tête du Gobelin. Ce dernier vacille, titube, manque de tomber, se rattrape en effectuant une pirouette sur son pied gauche et repart de plus belle.
"B'zoir M'dame, B'zoir Mam'zelle et B'zoir M'zieur... Z'ai le privileze ze soir de faire savoir..."

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